à propos

Lou

Lou

Marquée par une enfance polynésienne, je vis et travaille à Marseille depuis 25 ans. Grande voyageuse avant tout, je trouve naturellement source d’inspiration dans la rencontre des cultures et des pays, avec ces dernières années une affection toute particulière pour l’Asie.

Mon travail de peintre est notamment axé sur le questionnement des corps, à travers la notion de cadrage, comme le montrent sa série d’expositions «entrevoir». L’importance de ce que l’on donne à voir ou non, suscitant l’éveil de l’imaginaire, se confronte aux vibrations des couleurs, mon matériau de prédilection. Mon très vif intérêt pour les tissus, les drapés, les motifs peints comme de la broderie en relief me permettent d’habiller ou de déshabiller ces corps en mouvance ou en sommeil, leurs attaches ou leur solitude.

Murmures

Murmures

Sophie toute petite elle est partie vivre à Tahiti où elle va passer son enfance entre les plages et les bateaux… C’est peut-être pour ça qu’aujourd’hui elle avoue qu’elle ne pourrais pas vivre ailleurs qu’au bord de la mer. Après de longues études, elle est venue à Marseille pour sa thèse. Parallèlement elle suit des cours de sculpture dans un atelier, et commence la peinture. 
Très vite Sophie trouve son style : une peinture féminine, douce, apaisante, à l’opposé de la mode « trash » ou de l’art conceptuel, elle peint de grandes toiles colorées qui nous font rêver et nous invitent à voyager… Car de son enfance polynésienne, l’artiste-peintre a gardé le goût du voyage avec une attirance particulière pour l’Asie. Chaque année, elle part découvrir un nouveau pays. Elle revient avec des tonnes de photos qu’elles associent à de la poésie dans des carnets de route. Mais elle revient surtout avec des images plein la tête et beaucoup d’inspiration pour ses tableaux.

Au niveau de la technique picturale, Sophie a travaillé très longtemps à l’huile, puis à l’acrylique, c’est une autre façon de travailler. Ses maîtres ? « Bonard pour les couleurs et les cadrages, Gauguin bien évidemment, les Nabis, un mouvement pictural qui me parle, mais aussi Pierre Soulages ou Bram Van Velde, un peintre hollandais d’un autre temps et d’un autre monde, pour qui la peinture est d’une pureté infinie… », dit-elle.
Sophie a su créer un univers bien à elle, des femmes longues, lascives, lancinantes, aux visages pâles, qui prennent la pose, se reposent ou s’endorment, les traits sont peu dessinés, ce sont les couleurs chatoyantes et les tissus brodés et très travaillés qui les font vibrer et les rendent vivantes. Souvent elles sont hors cadre, Sophie nous donne à voir, ou pas, comme si elle ne racontait pas toute l’histoire pour que l’on imagine la suite, ou pas… Quelquefois elles s’épaulent, se touchent, se répondent, mais toujours elles se font écho entre elles, entre toiles…

Dernièrement elle a mis en place un atelier de peinture « Un rêve au sud » et c’est cette expérience qui l’a amenée à s’intéresser à l’art-thérapie. Après une formation, aujourd’hui elle est art-thérapeute certifiée et peut travailler dans les hôpitaux autant que dans son atelier, en groupe ou individuellement, et part aussi pour effectuer des missions humanitaires d’art-thérapie pour des ONG.
Pour elle, la peinture est un univers de sensations et l’art une source de jouvence et de réconfort. Pour nous, ce sont ses tableaux qui sont une vraie thérapie, parce qu’ils nous font du bien, ils nous soignent. On a envie de passer du temps au milieu de toutes ces femmes aussi éclairantes qu’évasives…

Agnès Olive 2015

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